Durant cette année 2021, en parallèle de la compagnie Caus’toujours, Titus joue une vingtaine de représentations des spectacles « Le grand débarras » et « La crèche à moteur de Raoul Huet » de la compagnie OPUS (www.curiosites.net).

Sous l’impulsion de Pascal Rome, l’Office des Phabricants d’Univers Singuliers explore les petits recoins de la vie. C’est une sorte d’observatoire des gens modestes, un atelier graisseux où se bricolent de jubilatoires pièces à conviction. C’est aussi, un musée contemporain de la bonne humeur. Mais c’est surtout un espace de créations singulières où des histoires presque vraies viennent s’enrouler autour d’imaginaires excroissances du réel…

Depuis, l’an 2000, Titus a été associé aux spectacles « La ménagerie mécanique » (2000), « Les machines à tarabuster les cailloux » (2001), « La crèche à moteur de Raoul Huet » (2003), « La kermesse » (2009), « Le grand débarras » (2019).

La lumière bleue

Je suis non essentiel, tu es non essentiel, nous sommes non essentiels.
Ce deuxième confinement est moche. Il n’a pas la fantaisie de surprendre du premier.
Pire, il nous révèle notre… non essentialité. C’est fâcheux !
J’étais superfétatoire et je l’ignorais. Je n’avais pas non plus la prétention d’être absolument vital. Mais, j’avoue, il m’arrivait de me sentir utile en donnant du plaisir, des émotions, en suscitant des questions, en bousculant l’ordre établi, en contrariant le conformisme. Quelle méprise ! Quelle aveuglement ! Quelle vanité !
Me voilà relégué au statut de babiole, de broutille, d’enfantillage, de bricole, de fanfreluche, de frivolité, d’inanité, de puérilité…
Interdiction de jouer ! Terminé les projecteurs, les applaudissements. Je redescends de mon piédestal. Je dégringole ! Je tombe dans un coma profondément injuste. Le tunnel, la lumière bleue. La petite mort du spectacle vivant qui rôde. Les planches qui sentent le sapin. Une odeur de néant, de ténèbres.
Et puis, l’instinct de survie, l’entêtement à ressusciter. Se convaincre que ce n’est pas la mort, que nous nous reposons pour mieux nous réveiller regorgeant de vitalité, prêts à croquer la vie et nous donner en spectacle. Avec la volonté de jouer, de créer, de partager, de se poiler, d’aller à rebrousse poil, de faire chier, de raconter le monde… A défaut d’être essentiels, l’envie et l’arrogance d’être merveilleux, remarquables et généreux. Titus

« OUPS ! Y’A deux LOUP ! »

Youpi ! Youpi ! Soudain, au milieu des pandémies mortelles et de la catastrophe écologique, jaillit une merveilleuse nouvelle. Titus vient de sortir un nouvel alboum pour enfants.

Il était une fois deux frères loups.

Le premier était toujours le premier partout.

Le deuxième était souvent le dernier.

Le premier était grand et méchant.

Le deuxième était petit et gentil.

Que crois-tu qu’il arriva ?

Il compare avec facétie et poésie les agissements de deux frères loups aux caractères diamétralement opposés.

Un livre assez génial de 18 pages, édité par « Marmaille & Compagnie » d’un format de 25cm X 25cm et d’une épaisseur de 7 mm, un peu payant (12 €), joliment illustré avec talent et en couleurs par Fabien Ockto Lambert.

L’ouvrage s’adresse à des enfants* âgés de 4 à 10 ans, à leurs parents*, grands parents*, oncles* et tantes*, cousins* et cousines*, voisins* et voisines*.
*Si vous n’appartenez à aucune de ces catégories, cette information palpitante ne vous concerne pas.

Maintenant que vous voilà convaincus par ce florilège de solides et irréfutables arguments, vous vous posez la question : « comment c’est il que je pourrai donc me le procurer sur le champs et néanmoins immédiatement son bouquin à la noix ? ». Ce à quoi je répondrai.
1°) Ca ne s’arrange guère votre maîtrise du français.
2°) Pas dans un zoo, réfléchissez un peu. Non ! Dans une librairie. Ou éventuellement en le commandant sur le site web de la Cie Caus’toujours.