DES LIRES

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DES LIRES

Petits arrangements avec la lecture

Spectacle tout public (à partir de 12 ans)

De et par TITUS

Création 2026

Note d’intention

« J’ai toujours entretenu un rapport complexe avec la lecture. Enfant, j’étais plus enclin à taper dans un ballon qu’à bouquiner dans un coin. Ayant eu la chance d’avoir une enfance heureuse, je croquais dans chaque seconde de la vie. J’avais la curieuse sensation que la lecture me priverait des plaisirs de la réalité. Elle m’apparaissait sans doute trop sage, trop solitaire. L’adolescence fût du même acabit. Il est rare que les choses s’arrangent à l’âge bête. C’est donc adulte que je me suis mis à lire. Un peu. De travers. A ma façon. Ce fût une découverte progressive, chaotique, singulière. Je suis devenu un lecteur contrarié mais un lecteur.

J’ai fréquenté assidûment les rayons jeunesse des bibliothèques. Peut-être pour recommencer à zéro ou rattraper le temps perdu. J’ai jalousé les gosses d’aujourd’hui moi qui suis né à une période où la littérature enfantine restait désespérément conformiste voir niaiseuse.

Et puis, curieusement, je me suis mis à écrire pour le théâtre, pour les enfants, pour moi, aux marges de la littérature. Avec souvent ce sentiment pénible que, piètre lecteur, je manquais de légitimité pour prétendre écrire. J’ai longtemps perçu la lecture comme un territoire académique, vénérable, celui de l’érudition, des belles lettres. Pourtant, cette image stricte et poussiéreuse correspond de moins en moins à la réalité d’aujourd’hui.

J’ai l’envie, in fine, de faire la promotion de la lecture, d’en vanter les vertus sur un mode sensible, absurde et humoristique. La désacraliser, la démystifier, sortir des sentiers battus, de la bien-pensance. C’est ma façon « gauche », à rebrousse-poil, de dire mon amour de la lecture. »

Titus

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Présentation

De drôles de portraits de lecteurs et lectrices sous la forme de récits sensibles et fantaisistes. Ces contes contemporains ou chroniques sociales nous dévoilent des personnages qui s’inventent des « petits arrangements » avec la lecture.

En racontant les expériences, les motivations et les sentiments d’une diversité d’individus face à l’acte de lire, Titus ausculte les raisons pour lesquelles nous lisons (ou pas).

Un spectacle pour explorer la lecture qui envoûte, qui élève, qui enflamme mais aussi celle de l’ombre, qui se dérobe au plaisir, dérange, tourmente…

Personnages

– Chaque soir, Milo, 6 ans, voudrait dormir tranquille. Mais ses parents insistent lourdement pour lui lire une histoire. L’enfant consent au rituel pour leur faire plaisir.

Suzanne est atteinte de la maladie d’Alzheimer. Au-delà des difficultés, elle a le bonheur de relire en boucle son livre fétiche. Chaque relecture est une redécouverte et un même émerveillement.

– Après « La nuit de la lecture », Lison se laisse enfermer dans la médiathèque. Pour elle, passer une nuit seule dans une bibliothèque, est le fantasme absolu. L’aventure clandestine commence…

Yannick est dyslexique. À la suite d’une expérience douloureuse, au collège, il déteste la lecture. Des années plus tard, pour s’en venger, il mène de piteux actes de vandalisme et de sabotage à la bibliothèque.

Malika est analphabète. Pourtant, elle fréquente assidûment la bibliothèque de son quartier. Elle fait semblant d’y lire trouvant ainsi une forme de reconnaissance sociale.

Un soir, à l’EPADH, Gisèle reçoit la visite de la mort. Tous les deux parlent lecture. Comme dernière volonté, elle insiste pour terminer son livre. La mort s’installe dans le lit pour une lecture à voix haute…

– Dans le cadre du GLA (Groupe de Lecteurs Anonymes) des personnes font témoignage de leur relation pathologique avec la lecture. Ils évoquent leurs comportements addictifs et leurs tentatives pour tenter de se sevrer.

– Larguée par son compagnon, Audrey est en dépression. Un soir, elle tombe amoureuse d’un personnage d’un roman. Toute sa vie s’organise autour de cet amour platonique jusqu’à l’absurde.

– Dans les années 70, Agathe évolue dans un milieu catholique où la lecture était mal considérée. Pour contourner l’interdit, elle trouvait, à l’église, un divin refuge.

– Erudit, Daniel étale sa culture livresque avec condescendante. Son attitude péremptoire agace autour de lui. Un puis, un jour, à la bibliothèque, une enfant lui demande lire un album.

– Bibliothécaire à l’université, Cyril découvre qu’un étudiant a corné un livre. Dans une colère noire, il explique pourquoi il s’agit d’un crime inexcusable.

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Le propos

Il s’agit d’explorer les expériences, les motivations et les perceptions des individus face à l’acte de lire. De mieux comprendre non seulement les raisons pour lesquelles nous lisons (ou pas), mais aussi l’impact profond que la lecture peut avoir sur nos vies.

Il ne s’agit pas ici de faire l’apologie de la lecture en la présentant de façon un peu convenue et « bien-pensante ». Nous ne voulons pas la sublimer mais en parler avec sincérité en abordant les notions de réjouissance mais aussi de répulsion, de renoncement, d’intimidation.

Proposer ce spectacle sur la lecture c’est avant tout permettre à tout un chacun de questionner son rapport à cette pratique. L’idée est aussi d’évoquer quelques enjeux réels, de donner, en filigrane, de vraies informations sur la lecture.

Le traitement

Le spectacle se situe au croisement de différentes formes, empruntant à la fois au conte et au théâtre. Sous une forme narrative, Titus s’adresse directement au public, affranchi du 4ème mur.

Les personnages racontés nous touchent par leur humanité, leur faiblesse, leur fragilité. Ces histoires s’inscrivent dans la réalité mais elles flirtent parfois avec l’extraordinaire, le merveilleux, l’absurde. Convaincus qu’il faut passer par le faux pour se rapprocher du vrai nous proposons des portraits de lecteurs fantaisistes qui jouent avec l’imaginaire.

L’humour est un allié précieux. Il n’est pas une finalité mais un moyen de dire les choses sans asséner, sans certitude, avec distance.

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Équipe de création

DES LIRES

Titus

Écriture
Mise en scène
Interprétation

Anne Marcel

Direction d’acteur

Gérard Court
Mathieu Texier

Éléments scénographiques

Nicolas Bilheu

Montage son

Gérard Baraton

Composition musicale

Guénaël Grignon

Création lumière

Valérie Pasquier

Production
Diffusion
Régie

Production Caus’Toujours

Partenaires

– Médiathèque départementale de la Charente (16)
– La Canopée – Ruffec (16)
– Communauté de commune Lavalette Tude Dronne (16)
– CSC – Aiffres (79)
– Pôle de l’oralité – Capbreton
(40)
– Le Nombril – Pougne Hérisson (79)
– l’OARA (dispositif des résidences en territoire)

Soutiens

– Région Nouvelle Aquitaine
– Ville de NIORT (79)
– Le Conseil Départemental des Deux-Sèvres


Diffusion

Le spectacle s’adresse à tous (à partir de 12 ans), grands lecteurs ou personnes qui entretiennent une relation chaotique à la lecture.

Grâce à sa scénographie souple et légère, il est pensé pour être joué dans une grande diversité de lieux en privilégiant la proximité avec le public :
– dans les réseaux de la lecture : bibliothèques, BDP, librairies, salons, associations…
– dans les théâtres

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