Durant cette année 2022, en parallèle de la compagnie Caus’Toujours, Titus jouera une vingtaine de représentations des spectacles « Le grand débarras » et « La crèche à moteur de Raoul Huet » de la compagnie OPUS (www.curiosites.net).

Sous l’impulsion de Pascal Rome, l’Office des Phabricants d’Univers Singuliers explore les petits recoins de la vie. C’est une sorte d’observatoire des gens modestes, un atelier graisseux où se bricolent de jubilatoires pièces à conviction. C’est aussi, un musée contemporain de la bonne humeur. Mais c’est surtout un espace de créations singulières où des histoires presque vraies viennent s’enrouler autour d’imaginaires excroissances du réel…

Depuis, l’an 2000, Titus a été associé aux spectacles « La ménagerie mécanique » (2000), « Les machines à tarabuster les cailloux » (2001), « La crèche à moteur de Raoul Huet » (2003), « La kermesse » (2009), « Le grand débarras » (2019).

La lumière bleue

Je suis non essentiel, tu es non essentiel, nous sommes non essentiels.
Ce deuxième confinement est moche. Il n’a pas la fantaisie de surprendre du premier.
Pire, il nous révèle notre… non essentialité. C’est fâcheux !
J’étais superfétatoire et je l’ignorais. Je n’avais pas non plus la prétention d’être absolument vital. Mais, j’avoue, il m’arrivait de me sentir utile en donnant du plaisir, des émotions, en suscitant des questions, en bousculant l’ordre établi, en contrariant le conformisme. Quelle méprise ! Quelle aveuglement ! Quelle vanité !
Me voilà relégué au statut de babiole, de broutille, d’enfantillage, de bricole, de fanfreluche, de frivolité, d’inanité, de puérilité…
Interdiction de jouer ! Terminé les projecteurs, les applaudissements. Je redescends de mon piédestal. Je dégringole ! Je tombe dans un coma profondément injuste. Le tunnel, la lumière bleue. La petite mort du spectacle vivant qui rôde. Les planches qui sentent le sapin. Une odeur de néant, de ténèbres.
Et puis, l’instinct de survie, l’entêtement à ressusciter. Se convaincre que ce n’est pas la mort, que nous nous reposons pour mieux nous réveiller regorgeant de vitalité, prêts à croquer la vie et nous donner en spectacle. Avec la volonté de jouer, de créer, de partager, de se poiler, d’aller à rebrousse poil, de faire chier, de raconter le monde… A défaut d’être essentiels, l’envie et l’arrogance d’être merveilleux, remarquables et généreux. Titus

« OUPS ! Y’A deux LOUP ! »

Youpi ! Youpi ! Soudain, au milieu des pandémies mortelles et de la catastrophe écologique, jaillit une merveilleuse nouvelle. Titus vient de sortir un nouvel alboum pour enfants.

Il était une fois deux frères loups.

Le premier était toujours le premier partout.

Le deuxième était souvent le dernier.

Le premier était grand et méchant.

Le deuxième était petit et gentil.

Que crois-tu qu’il arriva ?

Il compare avec facétie et poésie les agissements de deux frères loups aux caractères diamétralement opposés.

Un livre assez génial de 18 pages, édité par « Marmaille & Compagnie » d’un format de 25cm X 25cm et d’une épaisseur de 7 mm, un peu payant (12 €), joliment illustré avec talent et en couleurs par Fabien Ockto Lambert.

L’ouvrage s’adresse à des enfants* âgés de 4 à 10 ans, à leurs parents*, grands parents*, oncles* et tantes*, cousins* et cousines*, voisins* et voisines*.
*Si vous n’appartenez à aucune de ces catégories, cette information palpitante ne vous concerne pas.

Maintenant que vous voilà convaincus par ce florilège de solides et irréfutables arguments, vous vous posez la question : « comment c’est il que je pourrai donc me le procurer sur le champs et néanmoins immédiatement son bouquin à la noix ? ». Ce à quoi je répondrai.
1°) Ca ne s’arrange guère votre maîtrise du français.
2°) Pas dans un zoo, réfléchissez un peu. Non ! Dans une librairie. Ou éventuellement en le commandant sur le site web de la Cie Caus’toujours.

Je confine…

Je confine, je jette l’ancre, je lis, je cogite, je skype, j’invente, je roupille, je rêvasse, je range, je dérange, je fainéantise, je fantasme, je playlist, je bade, je détoiles d’araignée, je blague, je jongle, je zoom, je feuillète les albums photos, je taquine le nichon, je me projette, je me tracasse, je reprends du poil de la bête, je téléphone, je ne tricote pas, je philosophe, je médis, je médite, je fais mes comptes, je peins la girafe, je mitonne, je phosphore, je festoye, je regarde par la fenêtre, je ne pas regarde pas BFM, je détartre la bouilloire, je me souviens, je facebook, je me surprends à bricoler, je m’engrasse matinée, j’origame, je me cure le nez, j’encule les mouches, j’elliptique, je sculpte mon corps, je trie mes chaussettes, je coince la bulle, j’affabule, je m’invente des réussites, je me mets un pétard, je plane, je me regarde le nombril, je bois du thé, je théorise, je turlupine, je procrée (peut-être), je compte les moutons, je donne ma langue au chat, je m’enivre, je m’étire la crampe, je trie mes papiers, je m’informe, je me désinforme, je chuchote des mots d’amour, je poétise, je ne fais pas mon arbre généalogique, je rubicube, je regarde la carte du monde,  j’invente des recettes très bêtes, je bâtis des chateaux de cartes en Espagne, je rase les murs, j’observe pousser ma barbe, j’écoute mon corps et mes voisins, je trie mon carnet d’adresse, j’appelle des belles connaissances, je me bichonne, je soigne mes champignons, je peste, je m’écoute, j’entends battre ma peur, je me passionne pour le poisson du bocal, je tue le temps, je végète, je fou ris, Je fous rien, je m’extasie, je prends des bonnes nouvelles, j’apaise, je lézarde, je galoche, j’aime, je replay, je procrastine, j’introspectionne, je retombe en enfance, je me tourne les pouces, j’abuse du chocolat, je me regarde vivre, je surveille mon poids, je pèse mes mots, j’écris.

Partenariat avec le Nombril du Monde

Depuis 2019, Titus (au nom de la Cie Caus’toujours) mènent un travail de territoire à Pougne-Hérisson, en Gâtines (79).

Il est l’un des membres de l’ONUUUUUU (Organisation du Nombril Unifiée Unilatérale Unitaire, Ubuesque, Unique, Utopique…) qui a pour fonction de piloter le projet artistique du Nombril du Monde.

Cela consiste à penser et à développer des projets artistiques en lien avec les arts de la parole ; créations, formations, programmation, accompagnements d’artistes…